Installer son propre serveur de partage réseau

Il existe de nombreux tutoriel sur le net pour faire ce genre de chose. Pour en avoir essayé quelques un je trouve que souvent c’est compliqué, ou mal expliqué. Je vais essayer ici de vous résumer la méthode que j’utilise. C’est normalement très simple et accessible à tous, pour peux qu’on ai pas peur de ce lancer.

Néanmoins, une connaissance minimum des réseaux (informatiques, pas sociaux !) est indispensable: savoir ce qu’est une IP et connaitre celle que l’on utilise chez soi.

Entendons-nous bien: cette méthode est pour un petit réseau chez soi. Ce n’est en aucun cas adapté pour une grande infrastructure.

Sommaire:

  1. Qu’est-ce qu’il me faut pour faire un serveur de partage ?
  2. Installation d’Ubuntu 10.04 server.
  3. Configurer le serveur.
  4. Aller plus loin ?

1. Qu’est-ce qu’il me faut pour faire un serveur de partage ?

Pour commencer du courant électrique !

Blague à part, un serveur c’est un ordinateur allumé en continu, il consomme donc sa part sur votre facture, pensez-y.

Ensuite, il vous faut un ordinateur, de préférence celui qui chauffe le moins possible, et qui ne sera dédié qu’à sa. Il ne faut pas une foudre de guerre, juste un ordinateur. Certains d’entre vous peuvent penser que les serveurs sont de puissantes machines de la mort qui tue tout. C’est vrai pour les serveurs web et les serveurs de jeu qui reçoivent des milliers de connexions, mais dans notre cas, la puissance est totalement négligeable.

Pour ma part, j’utilise un Pentium 3 avec 128 Mo de mémoire ram. Un dinosaure quoi.

Mais y a pas de souris dans tout sa !

Non, y a pas de souris, car on va installer un système en ligne de commande. Un serveur n’est pas fait pour une utilisation fréquente, c’est surtout destiné à offrir un service. Bref, on installant le strict minimum pour fonctionner, cela économise la puissance de la machine.

Il vous faut aussi un CD de la dernière version d’Ubuntu server (à l’heure ou j’écris ces lignes: la 10.04). Vous pouvez télécharger ce CD sur le site d’Ubuntu si vous ne savez pas quoi prendre, cliquez simplement sur télécharger, c’est une version qui fonctionnera sur toute les machines. Sinon, n’hésitez pas à prendre la version la plus adaptée.

Gravez ensuite l’image iso que vous avez téléchargé. L’objet de ce tutoriel n’étant pas la gravure d’image iso, je vous renvoie à celui ci: Graver une image disque.

Note importante sur l’écran:

Vous serez peut être content de l’apprendre, il n’est indispensable que pour la première partie, c’est à dire l’installation d’Ubuntu. Par la suite, sa présence sera tout à fait négligeable. Un gain de place considérable si vous voulez comme moi ranger votre serveur dans une armoire.

Bien, il ne vous manque plus que ça et on y va:

2. Installation d’Ubuntu 10.04 server.

Premièrement, booter sur le CD. Ce n’est pas non plus l’objet de ce tutoriel, mais je vous renvoie à l’article de la documentation d’Ubuntu.

Au premier écran, il vous demande de choisir la langue, si vous lisez cette article, je vais supposé que vous êtes francophone (Si vous ne l’êtes pas, je vous tire mon chapeau).

Et voila, vous arrivez sur l’écran d’accueil du CD d’Ubuntu !

Soyons clair: changer la disposition du clavier (choisissez simplement votre pays) et appuyez sur « enter ».

Faite confiance à Ubuntu et répondez simplement aux questions qu’il pourrait vous posez, jusqu’à l’écran des partitions:

On entre dans la partie la plus compliqué, le partitionnement (rien à voir avec le solfège), c’est une étape clé, car il faut protéger les données du serveur avant tout. Pour cela on va créer plusieurs partitions:

  1. Une partition de boot, c’est ma machine qui veux cela, vous pouvez ne pas le faire.
  2. Une partition de 10 Go (vous pouvez mettre moins) pour installer le système, cette partition contiendra Linux et tout les programmes que vous installerez.
  3. La partition « Home » c’est la partition de stockage, elle contient tout les fichiers. Sur la photo, j’ai déjà des fichiers dessus, c’est pourquoi elle est toujours en ext3. Vous pouvez choisir l’ext4.
  4. De la swap, par principe.

Comment on fait ?

Ça marche en quelques étapes:

  1. Sélectionnez de l’espace libre.
  2. Créez une nouvelle partition.
  3. Choisissez sa taille (voir plus haut).
  4. Partition logique ou primaire ? Personnellement j’ai pris logique.
  5. Début ou fin ? Choisissez début.

Arrive le choix fatidique, l’écran de la mort avec pleins de paramètres incompréhensibles pour le commun des mortels.

La première ligne permet de sélectionner le type de système de fichier. Laissez ext4.

Le point de montage défini ce qui va être installé sur la partition. Petite info: le « / » unique représente le système.

Laissé les autres options par défaut, vous devriez avoir un écran final qui semblable à celui ci:

Sauf que:

  • La partition de /boot n’est peut être pas obligatoire cher vous, vous pouvez donc vous en passez (elle sera en réalité installer dans le système (« / »).
  • Votre partition /home sera en ext4 et il y aura un « f » (pour formater) au lieux du K.

Voila pour les différences, vu que moi je fais une mise à jour de mon serveur, je ne veux pas perdre mes fichiers déjà présent dessus.

Il suffit ensuite de sélectionner « Terminer le partitionnement et appliquer les changements », un écran vous préviendra de ce qui va être formaté, vérifiez que tout est bien et sélectionnez « oui ».

Vous pouvez maintenant aller vous chercher un autre café, épongé la sueur de votre front et regardez la magie de l’installation de Linux sur votre machine. Sinon, vous pouvez aussi aller lancer votre barbecue l’installation va prendre un certain temps.

Il vous restera ensuite à remplir les formulaire de création d’utilisateur. A un moment le programme va vous demander un « mandataire http ». Si vous ne savez pas ce que c’est, laisser vide.

Le serveur va ensuite faire ses mises à jour.

Lorsqu’il a fini, le logiciel vous demande si vous voulez en plus installer des logiciels, sélectionnez OpenSSH server et Samba file server. Pour sélectionner un logiciel, appuyer sur la barre d’espace, une * apparaît alors.

  • OpenSSH est un logiciel pour communiquer à distance avec le serveur: plus besoin de l’écran.
  • Samba est un logiciel pour partager des fichiers avec d’autres ordinateurs. On s’en servira plus loin.

Félicitation, vous avez installé Ubuntu server !

Le serveur redémarre et votre système est près à fonctionner !

C’est beau non ? Vous comprenez maintenant pourquoi il n’y a pas de souris ?

3. Configurer le serveur.

Maintenant qu’il est installé, il faut le configurer, vous avez le système, mais il ne sais pas à quoi il va servir. Ne vous inquiétez pas on va lui expliquer.

Commencez par vous connecter avec le login et le mot de passe que vous avez choisi.

Hé ! Mon mot de passe refuse de s’inscrire !

Pas de panique, c’est normale: sous Linux, tout est fait pour le protéger: quelqu’un qui regarde votre écran ne dois même pas en connaître la longueur ! Votre mot de passe s’écrit quand même.

Bien, maintenant que vous êtes à ce niveau, nous allons entrer tout un tas de commande que je vais vous expliquer.

Premièrement, il faut savoir qu’Ubuntu (et d’autres distributions) utilise un système de dépôt de logiciel. En gros, vous demandez un logiciel et le programme l’installe tout seul.

C’est également par ce système de dépôt que nous allons faire les mises à jour.

On commence par mettre la liste des logiciels à jour:

sudo apt-get update

Ensuite on lance la mise à jour:

sudo apt-get upgrade

Des mises à jours sont certainement disponible, indiqué oui (O) et appuyer sur « enter ».

Je comprend rien à ce qui s’affiche à l’écran !

C’est pas bien grave, ici c’est des mises à jour, la plus part des choses qui s’affiche ne vous concerne pas.

Une fois que les mises à jour sont faire, on vérifie qu’il n’y a pas d’autre mise à jour:

sudo apt-get dist-upgrade

Pour en savoir plus sur APT, aller sur la page de la documentation.

Une fois que les mise à jour sont faite, on va donner une adresse IP fixe au serveur. Pour pouvoir le contacter à distance, c’est toujours mieux de savoir ou il ce trouve !

Il faut modifier le fichier /etc/network/interfaces

sudo nano /etc/network/interfaces

Maintenant, tout dépend du type de réseau.

Personnellement, voici que j’ai utilisé comme configuration, normalement cela correspond à la plus part des configurations réseau. L’adresse IP du serveur sera donc toujours 192.168.1.6.

# This file describes the network interfaces available on your system
# and how to activate them. For more information, see interfaces(5).

# The loopback network interface
auto lo
iface lo inet loopback

# The primary network interface
auto eth0
iface eth0 inet static
address 192.168.1.6
netmask 255.255.255.0
network 192.168.1.1
broadcast 192.168.1.255
gateway 192.168.1.1

Ensuite, il faut quitter et enregistrer. Pour quitter:

ctrl+x

A la question « Voulez-vous enregistrer » répondez oui en entrant O et en pressant « Entrer ».

Un petit reboot (une commande très complexe !):

sudo reboot

Maintenant que notre serveur a une IP fixe, nous allons pouvoir nous connecter dessus à distance en utilisant le protocole SSH.

Pour ce faire il faut un client SSH. Sous macOs et Linux, le terminal fait aussi client SSH. Sous windows, il y a un petit logiciel qui s’appelle PuTTy et qui est disponible sur son site officiel.

Personnellement, je n’utilise pas plus Windows, j’utiliserai donc la méthode pour ce connecter via un terminal. PuTTy est normalement plus simple d’utilisation.

Ouvrez un terminal et entré cette commande:

ssh mon_nom_d’utilisateur@192.168.1.6

Connection en SSH

Il y a de forte chance qu’il vous demande d’accepter une clé et ensuite votre mot de passe, je ne vous fait pas un dessin, si vous voulez vous connectez il va falloir répondre aux questions.

Connection en SSH

Et nous voila connecté au serveur ! Plus besoin d’écran, plus besoin de clavier ! Enfin si, beaucoup d’ordinateurs refuseront de s’allumer s’il n’y a pas de clavier brancher. Regardez dans le Bios pour voir si vous pouvez changer cette option.

Maintenant qu’on est connecté, on peu commencer à créer le partage réseau. Pour cela, on va ajouté un dossier sur la partition /home.

sudo mkdir /home/public

C’est ce dossier qui sera partagé sur le réseau, et pour le partager, nous allons demander à samba de le faire.

Comme tout bon programme Linux, samba utilise un fichier de configuration que nous allons modifier:

sudo nano /etc/samba/smb.conf

Il y a plein de truc dans ce fichier. La bonne nouvelle c’est qu’on a pas besoin de s’en préoccuper, ajoutez à la fin du fichier:

[public]
path = /home/public
public = yes
browseable = yes
writable = yes

Quittez nano et sauvegarder (voir plus haut) ensuite, il ne reste plus qu’a redémarrer samba:

sudo service smbd restart

Connectez-vous ensuite au répertoire public, sous windows, allez dans le poste de travail, sélectionnez: « Ce connecter à un serveur » « Pomme + K » sur MacOs et entrer directement l’adresse:

\\192.168.1.6\public

Si ça ne marche pas, c’est que vous avez raté quelques choses. Sinon, félicitation, vous avez crée un répertoire partager sous Linux.

4. Aller plus loin ? Vers l’infini et l’au-delà  !

Un serveur peu rendre bien des services, pour peu qu’on en ai vraiment besoin, ici on a un ordinateur avec un espace accessible par tout les ordinateurs du réseau. C’est déjà bien pratique. Mais que peut on faire d’autre pour justifier la facture d’électricité ?

Ubuntu dispose d’une documentation très complète sur les serveurs. Et plus généralement sur le système Ubuntu.

Bon amusement avec votre nouveau jouet !

Recharger plusieurs appareils USB

Une astuce bien pratique de nos jours, étant donné le nombre croissant d’appareils qui demandent une source provenant d’un port USB pour se recharger. GSM, lecteur MP3 et autres sont de plus en plus demandeur, alors que d’autres périphériques en demande toujours: souris, clavier, webcam…

Bref, c’est la guerre aux nombres de ports USB !

Voici une astuce tout bête qui vous sauvera la vie si comme moi, vous n’avez que 2 ports USB sur votre machine.

Pour commencer, nous avons besoin d’un hub USB, c’est pas trop cher à l’achat et ça rend bien des services:

Génial, on a de quoi brancher un certain nombres de périphériques (en fonction du hub bien sur). On a donc réduit le nombre de ports demandés à un. Mais on peut réduire encore ! Avec ça:

Hé oui, ça existe et normalement ça s’achète, ou si vous avez un GSM qui se charge via USB, il y a de bonnes chances pour qu’il en utilise un.

Trop cool ! Il ne reste plus qu’à brancher le tout sur une prise de courant et le tour est joué !

Apple omniprésent à la foire de Namur.

Je me suis rendu hier à la foire de Namur (Oui c’est pas la plus grande foire du monde), et une chose m’a frappé: l’omniprésence des produits Apple.

Omniprésence d'Apple à la foire de Namur.

Au moins un stand sur 2 proposait des produits de la marque à la pomme.

Comme quoi, ces produits sont devenu des objets tellement médiatiques et populaires qu’ils occupent le devant de la scène. Bien sur, les forains mettent toujours en avant la haute technologie qu’ils vous proposent de gagner, mais que ce soit dans 50% des cas des produis Apple montre la réussite marketing de la firme.

Mais qui dit réussite d’un produit de luxe dit aussi contre-façon. On connaissant les contrefaçon chinoise de l’iPad et de l’iPhone 4, mais les imitations des forains, c’est autre chose quand même.

Au hasard de nos déplacements, je remarque ceci:

Rien de bien méchant, faire de la publicité par sa roulotte et appâter le client, c’est le concept même de la foire.

Sauf que les iPads en question, les voici:

On lit facilement sur le coin: ePad. Et si l’on regarde les ePad exposées, on remarque qu’elles sont en plastique, bien plus petites qu’une iPad réel et certainement pas fonctionnelles avec un écran lui aussi en plastique. C’est gros comme arnaque quand même. Il est de notoriété publique que les chances de gagner un gros lot à ce genre de jeux sont proches de 0, mais prendre les joueurs pour des idiots à ce point, j’aurais jamais osé.

De même, le panneau iPad à gagner ici frise grandement avec la publicité mensongère et me fait croire que les chances de gagner un iPad sont totalement nulles.

En continuant notre chemin, on a vu d’autres arnaques avec comme fer de lance les produits Apples:

Ici le doute reste permis toutefois.

Malgré cela, certains forains semblaient honnêtes, un stand avec 80% de produits Apple en gain:

Ici, pas vraiment d’arnaque: les produits sont réels, on pouvait presque les toucher, mais pour les gagner, il fallait être champion de billard car le jeu était vraiment très difficile.

Tout le monde veut profiter de l’effet « c’est du Apple, j’en veux un ! » créer par l’iPad et maintenant l’iPhone 4.